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 Complements alimenatires

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Hadj_coach
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Nombre de messages : 9833
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MessageSujet: Complements alimenatires   Mer 3 Oct - 11:32

Je sais qu'il y a des fans des complements alimentaires. Voici un article qui decrit les dangers.

http://www.lequipe.fr/Quotidien/e7166972144e192a6936163a2c237d1544c4/eq_071003_1491640.html
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Hadj_coach
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MessageSujet: Athlétisme et compléments alimentaires "Libération   Mar 9 Oct - 18:27

Un autre article

Une pincée de dopage

Vitamines, antioxydants, créatine. Une enquête révèle que 85 % des
sportifs de haut niveau consomment des compléments alimentaires. Une
pratique légale, mais sujette à nombre de dérives.

Par CÉDRIC MATHIOT ET LAURENT LEPELTIER
QUOTIDIEN : mardi 9 octobre 2007

Les stars de l’athlétisme français en pharmacie… Depuis six mois, les
sprinters Ronald Pognon, Christine Arron, David Alerte et le perchiste
Romain Mesnil sont les têtes de gondole d’un nouveau sponsor : Eafit,
spécialiste hexagonal du complément alimentaire, champion du pot de
protéines géant et des produits minceur. L’entreprise, basée dans le
sud de la France, entend profiter de l’aura des champions pour vendre
sa gamme «grand public» et se targue de fournir gratuitement les
athlètes, avec si besoin, les conseils d’un médecin mis à disposition
par la marque. Le partenariat a suscité des grimaces ( «en tant
qu’éducateur, c’est difficile d’être pour», grince un responsable
fédéral) et quelques railleries : début septembre, Eafit a acheté une
pleine page de pub dans l’Equipe pour féliciter Mesnil de sa médaille
d’argent aux Mondiaux… le jour où Naman Keita, coureur de 400 m haies
de l’équipe de France, contrôlé positif lors de la même compétition,
affirmait avoir été dopé à son insu… par un complément alimentaire
«pollué» acheté sur Internet.

«Ce n’est pas un tabou»

Mais l’arrivée des compléments sur les liquettes des stars a surtout un
mérite : elle révèle la banalisation de pratiques usuelles dans
l’athlétisme moderne. Longtemps, la France a stigmatisé le penchant
anglo-saxon pour ces produits d’appoint, parfois considérés comme des
marchepieds vers des produits moins licites. Tout indique que
l’exception française a fait long feu. «Ce n’est pas un tabou», dit
Mesnil, qui dit prendre «des gels et des complexes de vitamines, pour
combler les carences». «Une chose est certaine, ils en prennent tous,
même ceux qui s’en défendent», assure un entraîneur français.

Eafit assène un discours décomplexé : «Nous misons sur la qualité et
pouvons aider les athlètes, qui ont parfois des lacunes en termes de
nutrition», dit Jean-Luc Gaillard, directeur commercial de la marque.
Selon une enquête réalisée entre 2004 et 2006 par l’IAAF auprès de 310
athlètes de l’élite mondiale, 85 % de ces sportifs se disent
consommateurs de compléments. Une trentaine de Français ont été
questionnés, pour des résultats dans la moyenne. Impressionnant, le
pourcentage ne peut s’analyser en données brutes. Le spectre des
produits - et des usages qui en sont faits - est aussi large que la
définition du complément alimentaire : un produit destiné à être ingéré
en complément de l’alimentation, afin de pallier l’insuffisance réelle
ou supposée des apports journaliers en vitamines, minéraux, protéines
ou extraits végétaux. Pour des objectifs eux aussi variés : produits de
récupération, d’hydratation, dynamisants (qui contiennent des molécules
proches des amphétamines), jusqu’aux produits censés avoir des
propriétés proches des hormones de croissance ou des stéroïdes… et qui
en contiennent parfois.

«Les produits que les athlètes disent utiliser le plus sont les
vitamines, les antioxydants, les minéraux, les protéines, la créatine»,
rapporte l’auteur de l’étude, Frédéric Depiesse, président de la
commission médicale de la fédération française et membre de la
commission médicale de l’IAAF. Le médecin français a trouvé dans la
consultation quelques signaux «rassurants» (trois quarts des interrogés
disent prendre les compléments avec l’avis d’un médecin ou d’un
nutritionniste) mais concède avoir été «un peu surpris» par l’ampleur
de la pratique, contre laquelle l’Agence mondiale antidopage (AMA) émet
de régulières mises en garde.

«Les athlètes font leur cuisine»

Surpris, les athlètes français ne le sont pas. «Un mec qui fait du haut
niveau et dit qu’il ne prend rien, c’est un menteur», sourit Cédric
Lavanne, coureur de 110 m haies : «Je prends des acides aminés
essentiels, pour la synthèse musculaire. J’ai pris de la pure Whey il y
a trois ans [complément hyperprotéiné ndlr], mais j’ai pris 3 kilos en
2 semaines et j’ai arrêté. Chacun a ses trucs. Les sprinters prennent
du Zmax, Zma, Tribulus, Tribulmax [des produits censés augmenter le
taux de testostérone]. Ils doublent ça avec de la créatine, pour la
puissance et la récupération. Quand tu vois un mec qui a des crampes
après chaque séance, tu peux être sûr qu’il abuse de la créatine .»
­Yohann Diniz, vice-champion du monde du 50 km marche, parle d’un
passage obligé : «J’évite d’en prendre autant que possible. Mais dans
les sports d’endurance, on a besoin de fer, de magnésium et de vitamine
B12. Il faut en prendre pour ne pas aller à la blessure. Lors de mon
dernier stage en Afrique du Sud, j’ai essayé de m’en passer. Au bout de
dix jours, j’étais complètement tétanisé.» «La naïveté est de croire
qu’un athlète de haut niveau a les mêmes besoins qu’un individu
lambda», dit un entraîneur.

Le souci est que le degré de connaissance des athlètes n’est pas
forcément plus élevé que celui de l’individu lambda. «Il y a sur le
marché un grand nombre de trucs mercantiles, mensongers, bourrés
d’allégations fallacieuses», pointe Stéphane Diagana, ex-champion du
monde sur 400 m haies. En théorie, chaque athlète de haut niveau est
prié de soumettre les produits au médecin fédéral. Certains disent s’y
plier, mais d’autres, éparpillés dans les groupes d’entraînements,
«oublient» parfois la case fédérale, à en croire un entraîneur : «Les
athlètes font leur cuisine d’après leurs propres expériences et les
avis pas toujours renseignés d’autres sportifs. Certains ont la réputa
tion de s’y connaître. Ça passe peu par la fédé ou les entraîneurs. Le
mot d’ordre doit être : Surtout, n’en parle pas à ton coach. » La
Fédération française d’athlétisme concède avoir été un peu dépassée.
«Jusqu’à récemment, le discours majoritaire en France, c’était : Ne
prenez r ien. Mais on se rend compte que c’est inefficace. Parce que
les athlètes écoutent d’autres personnes et en prennent quand même,
reconnaît Frédéric Depiesse. La fédération est en train d’adopter un
discours plus réaliste.» Franck Chevallier, directeur technique
national : «L’athlétisme est un sport où chaque millième de seconde
compte. On peut comprendre qu’à partir d’un certain niveau les athlètes
envisagent tous les domaines de la performance pour s’améliorer. La
nutrition en est un, et on peut considérer que pour un athlète de
l’élite le complément alimentaire est une démarche ultime. Mais
uniquement s’il a épuisé toutes les autres démarches vers le haut
niveau, comme l’alimentation saine, la vie saine, la consultation de
kiné et de nutritionnistes.»

Mauvaises surprises au fond des pots

Lors des récents championnats du monde au Japon, pour lutter contre les
conditions de chaleur extrême, la fédération a fourni aux athlètes des
produits d’effort et de récupération fournis par son sponsor, les
laboratoires Pierre Fabre, qui ont lancé fin 2006 une gamme de produits
de «diététique de l’effort». La conférence annuelle de la commission
médicale de la FFA, qui se réunira début décembre, actera un nouveau
discours à l’attention de l’élite sportive. «L’idée est que le
complément peut être utilisé au cas par cas, mais toujours avec l’avis
du médecin fédéral», ajoute le docteur Depiesse.

La vigilance reste au cœur de ce discours. D’abord à cause des
mauvaises surprises parfois cachées au fond des pots. Plusieurs études
ces dernières années ont montré que 15 % des compléments alimentaires
contenaient des traces de produits dopants - dérivés stéroïdiens,
surtout - non affichés sur les étiquettes.

Ces «contaminations» sont le fruit de procédés industriels mal
maîtrisés, ou répondent à la volonté délibérée des fabricants de
conférer plus d’efficacité à leurs produits. Les risques sont encore
renforcés par le fait que les industriels américains jouissent depuis
1994 d’un cadre très laxiste les autorisant à mettre dans leurs
produits des substances interdites ailleurs… Pro Dietic, un fabricant
français de compléments, a reçu récemment un lot de matières premières
venant de Chine qui comportait des stéroïdes. «L’expéditeur nous a dit
que le lot était en fait destiné aux Etats-Unis. On l’a renvoyé
illico», rapporte un responsable de l’entreprise.

«Comme manger 25 kg de thon»

Mais le danger guette aussi à la pharmacie du coin. Une foule de
«produits minceur» vendus en France contiennent des extraits de Citrus
aurantium ou orange amère. Autorisé à la vente, ce stimulant -
considéré comme un succédané de l’éphédra, interdit - contient deux
molécules : la synéphrine, placée sous surveillance de l’Agence
mondiale antidopage, et l’octopamine, interdite par l’AMA depuis 2006.
«Le problème, note le docteur Jean-Pierre Fouillot, président de
l’Association des antennes médicales régionales de prévention du
dopage, c’est que les fabricants donnent rarement des précisions sur
les dosages, ce qui en fait un produit à risque.»

Le Ripped Max d’Eafit, sponsor de l’athlétisme français, comporte ainsi
du C itrus aurantium et n’affiche rien sur la quantité desdites
molé­cules. Une jeune société française, Wall Protect, propose depuis
peu un label «100 % sans risque de dopage». Le médecin de la FFA dit
«encourager cette démarche», tout en précisant qu’ «elle ne doit pas
être une incitation à la consommation, ni une preuve de l’intérêt des
produits labellisés». Car au-delà du risque de dopage accidentel, c’est
bien le caractère systématique du recours aux compléments qui alarme.

Pour Jean-Pierre Fouillot, «le développement de l’usage des compléments
alimentaires relève aujourd’hui de la conduite dopante. Le recours
devrait être réduit. Les produits d’hydratation et d’apports
glucidiques sont indispensables pour éviter la déshydratation ou
l’hypoglycémie lors d’un exercice de longue durée. Mais la recherche du
produit en vue d’améliorer la performance est déjà en soi une démarche
de dopage».

Même légale, la prise de complément met l’athlète en face de sa propre
définition de ce qu’est une «performance naturelle». Et là, chacun
place le curseur où il l’entend. «Le complément doit répondre à un
besoin ponctuel. Tu dérapes dès lors que tu ne peux pas faire sans»,
juge Brice Panel, coureur de 400 m.

«On sait que les acides aminés branchés permettent d’éviter à
l’organisme de casser du muscle après une séance de musculation, dit
Stéphane Diagana. Qu’on les mange dans les lentilles du Puy ou en
poudre, cela ne change rien. A condition que cela reste dans des
dosages physiologiques. Par exemple, on trouve de la créatine dans
certains aliments, mais le souci, c’est que les doses prescrites pour
obtenir un résultat équivalent à manger 25 kilos de thon. On n’est plus
dans une démarche de nutrition. Si l’objectif est de booster une
fonction organique, on dépasse la ligne jaune.» Une ligne qu’une partie
des athlètes a enjambée, sans forcément y voir malice. Dans l’enquête
de l’IAAF, près de la moitié des athlètes interrogés ont déclaré que
leur prise de compléments alimentaires visait bien une amélioration des
performances.
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MessageSujet: Re: Complements alimenatires   Mar 9 Oct - 21:25

lol faut dire ca a spirou avec ca créatine dire que je voulais en prendre aussi pour recuperer plu vite
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